La métaphore du sourire de la France décrit joliment l'organisation générale de la Dordogne, qui après avoir descendu les relief du Massif Central, selon une direction nord-sud, s'incurve franchement vers l'ouest jusqu'à la Gironde.
Parcourant 475 km d'amont en aval, la Dordogne présente de nombreux visages tout au long de son tracé, et de ce fait, mérite l'appellation de torrent, de rivière et de fleuve; bien qu'elle n'ait conservé un caractère torrentiel qu'en amont de la chaîne des grands barrages qui régule une partie de son cours.
Elle traverse des paysages très divers. Tout d'abord montagnard puis hydroélectrique (barrages et lacs de retenue entre Cantal et Corrèze), le fleuve navigue ensuite dans une vallée bordée de falaises (Lot et Dordogne périgourdine). Puis viennent les paysages de grands méandres (Dordogne) et de plaine alluviale élargie (Gironde). Enfin la Dordogne devient fluvio-maritime, avant de confluer avec la Garonne au niveau du Bec d'Ambès, et de former avec elle, l'estuaire de la Gironde, le plus grand d'Europe.